Prise de conscience du problème

Le problème est là depuis plus d’une décennie, mais ce n’est que depuis quelques temps qu’on en parle plus ouvertement. C’est en mars 2018 que les articles qui abordent le sujet de la « crise des média » on commencé à ce multiplier, d’abord sur de petits blog, puis dans les médias d’envergure.


En date du 10 mai 2019, La Presse est maintenant depuis quelques mois, un organisme à but non lucratif et compte sur les dons du public pour atteindre son objectif de financement de 5M$ par année pour du contenu de qualité, qui serait réalisable avec des contributions récurantes de 10$ par mois de la part de 43000 contributeurs. Il ont amassé jusqu’à maintenant 1,7M$.

Les médias en transformation

La crise actuelle des médias est susceptible d’être un terrain fertile pour pouvoir intéresser et fédérer bon nombre d’experts issus du monde journalistique à ce modèle. Plusieurs d’entre eux ne trouvent plus leur bénéfice professionnel dans le modèle actuel. La plupart sont victimes de baisses de salaire ainsi que de la détérioration de leurs conditions de travail. Ils sont de moins en moins en contrôle des contenus à produire. Il n’y qu’à penser à ces vedettes devenues des marques plus grandes que les médias dont ils sont issues : Patrick Lagacé en est l’exemple parfait. Tous les journalistes rêvent de réussir un parcours identique. Qui ne rêve pas, dans le monde de l’industrie culinaire, d’être un autre Riccardo?

Un vivier de talents perdus

Bien des journalistes actuellement prisonniers de leur média en décroissance rêvent de devenir autonome et de pouvoir écrire sur les sujets qui les passionnent. Il existe également un grand bassin d’auteur qui rêvent de vivre de leur plume et de leur passion. Les exemples des “Tastet”, de “Mon barbier” et de “Ludwig van Montréal” sont légions. Il ne reste qu’à leur offrir la plateforme qui leur permettra de se réaliser comme auteur et de pouvoir en vivre. Tout récemment, un journaliste passionné de théâtre à démissionner de La Presse pour pouvoir écrire librement son propre blogue, mais assurément ne peut pas en vivre adéquatement. Il y a dans notre modèle proposé ainsi que dans l’algorithme une solution pour rendre ce rêve possible et surtout en faire un modèle prospère.

Un déclin rapide

Ne sous-estimons pas la rapidité avec laquelle le modèle traditionnel du contenu d’information, notamment tout ce qui touche le “soft content” (voyage, bouffe, arts et spectacles) va disparaître et se transformer dans les prochaines années. Blocbuster n’aura pris que 6 années pour disparaître comme leader mondial de la distribution de films laissant le nouveau modèle émergent de Netflix prendre le contrôle du marché.

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